Pour les fans de musique électronique cet évènement est incontournable. L’essentiel de la partie club se déroulera le samedi 5 avril sur cinq scènes différentes avec en prime un plateau de Djs phénoménal :
Floor I: Carl Cox, Rush, Chris Liebing, Pet Duo, DJ Murphy, Johnny D., Nick Curly, Stefano Libelle, Brain Sanhaji -live-
Floor II: Sven Vath, Richie Hawtin, Turntablerocker, Âme, Seebase, Alter Ego -live-, 2000 and One -live-
Floor III: The Disco Boys, Moonbootica, Boys Noize aka Kid Alex, Digitalism, Blast SL, Lovarro & Styles, Sasch BBC
Floor IV: Ricardo Villalobos, Loco Dice, Luciano, Tiefschwarz, Karotte, Marco Carola, Magda, Raresh, Manon, Federico Molinari, Nekes
Floor V: Laurent Garnier (8h Set !!), Gerd Janson, Jay Edit
VJs: MAR-K.OS, Visual Drugstore VJ-Team, maccabii
Pendant Time Warp... Nous y étions
Musique, ambiance, lumière, organisation. Tout y était. Un pur moment de plaisir pour les sens. Dès 18h les portes du festival étaient prises d’assaut par une foule survoltée. « Cela fait un an que j’attends ce moment » nous confie un habitué du festival. Au bout d’une heure d’attente le son parvient peu à peu à nos oreilles. De lointaines basses sont audibles et déclenchent des hurlements. Cette 14ème édition du festival Time Warp peut commencer.
Les portes ouvertes, la foule s’engouffre dans l’immense aire dédiée à l’évènement. Une allée interminable s’offre alors à nous. De droite à gauche des hangars démesurés accueillent les Djs. Des « chill out »; sortes de lieu de repos sont aussi disponibles pour ceux qui recherchent un moment de tranquillité. Tout le monde a prévu sa programmation. Les artistes ont leur salle attitrée. Personne ne cherche son chemin, ni hésite entre deux entrées.
En moins d’une heure le nombre de personnes a doublé. Toutes les salles sont déjà bondées et la musique enivrante électro lounge met tout le monde d’accord. Aucune réticence du public. Dans chaque salle une scène impressionnante surélevée nous permet d’apercevoir l’artiste où qu’on soit. Le jeu des lumières absorbe la musique et la rend presque vivante. Derrière le décor s’activent un ensemble de techniciens, de videurs et d’hôtesses qui veillent à ce que les artistes aient tout à leur disposition. Les djs attendus profitent de l’ambiance avant de mixer. Ceux qui animent le début de la soirée, chauffent la salle pour leurs partenaires. Le rythme s’accélère, les sonorités électroniques encore timides font de courtes apparitions. Le public grimpe un petit peu plus dans l’échelle du ravissement. Au mur derrière les djs, sont diffusées des vidéos au graphisme étonnant qui évolue au rythme de la musique. C’est ce qu’on appel désormais le Vj. Cette technologie permet aux graphistes de créer des formes, des images qui se transforment en fonction du degrés et des vibrations du son.
Les douze coups de minuit sonnent et l’excitation est à son comble. Les djs phares du festival comme Sven Väth sont en train de mixer et personne ne rate une miette de leur set. « Je ne sais pas comment je vais tenir jusqu’à 14h » me confie une allemande déguisée et sur maquillée pour l’occasion.
La musique se suit mais ne se ressemble pas, chaque salle propose une ambiance nouvelle. Les djs soignent leur sélection. Carl Cox dans la salle 1 prépare la foule au set de Dj rush, un artiste de Hard-Tek. Dans la salle 2, Sven Väth enchaîne les sons qui ont fait la notoriété de ses sets cette année entre autre le fameux « Mongoose » de Sasha. Tiefschwarz, Marco Carrola, Luciano, Magda, c’est un aperçu du programme de la salle 4 définitivement dédiée à la techno.
Les 30 000 personnes réunies pour la Time Warp 2008 partagent ensemble leur goût pour la musique électronique. Le monde entier se retrouve chaque année pour ce festival : Mexicains, Australiens, allemands, français, le brassage culturel est de la partie.
Au petit matin et dans un froid glacial, le soleil pointe le bout de son nez et personne n’a vu le temps passé. Les gens qui sortent des salles sont éblouis par la lumière claire et apaisante qui contraste avec l’ombre persistante des Hangars. Le « chill out » devient un lieu de discussions et de rencontres. Beaucoup reprennent des forces et tentent une sieste en catimini. D’autres sont attirés par le restaurant. « Rien de tel qu’une bonne bouffe pour se requinquer » s’exclame un groupe de français.
Les allers et venus s’ensuivent. Certains exténués plongent dans un profond sommeil non loin des pistes de danses ou résonne toujours la musique électro. Dans la salle 2 c’est « Richie Hawtin » qui prend la suite d’ « Alter Ego ». Il est parti pour un set de 7H qui emmènera son public jusqu’à la fin du festival.
L’area se vide peu à peu, les organisateurs commencent à ranger le matériel car une longue journée de rangement les attend. « Il faut démonter tous les chapiteaux, ranger tout le matériel de musique, de lumière. On en a au moins pour deux jours avant que tout soit propre » affirme un technicien.
Il est 14h, le festival s’achève après 19h de musique. La sensation du calme retrouvé perturbe certains. Pour les irréductible la fête continue sur le Parking. Des voitures diffusent de la musique. Des bus sont équipés de grosses enceintes et organisent une sorte d’ « after parking ». La fatigue se lit sur les têtes et le chemin du retour sera long. Mais un seul mot d’ordre résonne en ce dimanche à Mannheim :
« Vivement l‘année prochaine, rendez-vous à la Time Warp 2009 !! »
Voir les videos