La musique électronique est sans conteste devenue un mouvement international majeure.
Les artistes émergent maintenant du monde entier et se produisent sans complexe à Tokyo comme à New-York. Toutes les nationalités et cultures se confondent aujourd’hui dans ce style de musique venu des Etats-Unis.
La house music est née à Chicago. Les boîtes gays diffusaient au départ du funk, du disco notamment au « Warehouse » célèbre discothèque où officiait à l’époque Frankie Knukles. Puis les Djs en ont eu marre de n’être que des passeurs de disques. La première boîte à rythme va leur permettre de créer le fameux « boum boum » si régulier qui symbolise la musique house. Mais malgré cette nouveauté, ils ont su conserver tout l’esprit du disco et du funk représenté par la musicalité et la voix.
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Pendant ce temps à Détroit, le célèbre Charles Johnson alias « Electrifying mojo » crée en 1977 l’émission « Midnight Funk Association ». Celle-ci dure près de 5 heures et son animateur n’hésite pas à mélanger les sons funk de George Clinton avec ceux des Européens Kraftwerk ou encore Tangerine Dream. Ces groupes révolutionnent la musique par leur originalité. Tout d’abord les morceaux durent bien plus que les classiques 3 minutes requis auparavant. Les sonorités sont encore inconnues, proviennent de synthétiseurs et sont le fruit de l’observation des bruits qui entourent un individu. Une des chansons de Kraftwerk par exemple retranscrit le bruit d’un camion qui passe sur un pont. C’est un des points de départ de cet esprit de répétition.
Les tous jeunes Derrick May, Kevin Saunderson et Juan Atkins sont de fervents admirateurs de l’émission de Charles Johnson. Ils sont imprégnés par cette variété de sons. De ces trois personnages va naître la première subdivision de la house : la techno.
Ce genre nouveau va donc apparaître Détroit au tout début des années 1980. La techno est représentée par un style épuré, des basses, et une mélodie répétitive. Les Thèmes musicaux sont bien moins recherchés que dans la house, car les jeunes de Détroit ne disposaient pas d’un matériel suffisamment pointu.
Derrick May dira de la techno : « C’est comme si on mélangeait George Clinton et Kraftwerk dans un ascenseur. »
Selon les protagonistes de cette musique, la techno ne pouvait naître qu’à Détroit. Cette ville industrielle, ou réside une forte communauté ouvrière est bercée par son environnement, presque « conditionnée ». La musique techno ne fait donc que reproduire un ressenti et les sonorités des usines alentours.
Ce nouveau mouvement qui emporte ces deux villes Américaines, a été perçu par toute une génération comme un échappatoire, comme une possibilité de créer une nouvelle communauté.
Ce mouvement arrive à la fin des années 1980 en Europe. La techno prend très vite en Angleterre où cela ne met que quelques mois pour être adopté, alors que la France et l’Allemagne attendront deux à trois ans. Mais c’est en vérité l’acid house en provenance d’Ibiza qui emporte l’ensemble du public européen au tout début des années 1990.
En France Laurent Garnier est le pionnier des Djs français. Il a d’abord débuté à l’ « Hacienda » de Manchester pendant quelques années puis a peu à peu éduqué le public français grâce à la confiance inconditionnelle du « Rex club ».
L’essor de cette musique sur le vieux continent est symbolisé par les premières « Rave Party » organisées de façon illégale. Sans oublier évidemment la première « Love Parade » en 1989 ou encore la première édition du festival « Time Warp » en 1994.
Durant les années 1990, la musique house verra naître plusieurs autres subdivisions, comme la trance notamment de Paul Van Dyk qui débute sa carrière au « Trésor » de Berlin dès 1991.
L’électro apparaît autour des années 1995 sous l’impulsion des Datf Punk qui ont enregistré leur premier maxi 3 titres : The new wave/Assault/Alive en 1994. Viendront plus tard ce qu’on appelle aujourd’hui la tech-house, la minimal, la progressive house….
La multiplication des genres de musique augmente considérablement le nombre d’artistes. Chacun revendique un style qui renvoi à un état d’esprit. Des artistes comme Miss Kittin, Jack de Marseille en France, ou Dave Clarke en Angleterre, explosent et représentent une nouvelle génération.
En 1998 a lieu la première « techno parade » en France. Laurent Garnier est bien sur de la fête. Cette participation résonne comme une forme d’aboutissement, de reconnaissance pour tout le travail qu’il a effectué.
En 2000 Carl Craig fidèle disciple Juan Atkins développe le « Detroit Electronic Music Festival ». Il accueille chaque année les meilleurs Djs du monde et à lieu le week-end du « Memorial Day ».
Ce retour aux sources pour un grand nombre d’artistes ressemblent à un pèlerinage vers l’endroit qui a lancé près de 30 ans de musique et de fête. La musique house n’a sûrement pas fini son ascension. Les genres, les sonorités se multiplient et au fil des années ce style en constante évolution ne fait qu’aspirer un public de plus en plus large.